Décor Daguerre

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vendredi 14 décembre 2012

93, trois classes, trois villes #2

D'abord il y a ce temps, cet espace pour soi, même si la contrainte est réelle et que, déjà, un déplacement  s'opère, symétrique au trajet.






































Métro, nuit de Paris derrière, le jour se lève au moment de prendre la voiture, le bus, le train (gare du Nord ligne H, quais de droite, à l'opposé des Eurostars dont on ne soupçonne pas l'existence), le regard cherche à s'aiguiser.














(Bobigny)


















(je ne sais où)


















(Montreuil)


















(Deuil la Barre)














S'aiguiser pour transmettre, expliquer l'attention requise lorsqu'on prend en photo ce qu'on a vu mille fois, ce qu'on connaît par coeur. 

Justement moi je ne connais rien. Alors allez-y, soyez mes guides, montrez-moi ce qu'il a à voir, à ne pas voir, à revoir, gauche, droite, droit devant et retour, faites-moi circuler sur le plan de la ville, montrez-moi chez vous et ailleurs. J'ai en tête quelques phrases, je vais vous les dicter. Libre à vous de vous en servir ou de les perdre en route. La pluie, le vent, le froid y changeront quelque chose, sans qu'on sache exactement quoi.



































































ce qu'on aime, qu'on n'aime pas, ce qui pourrait nous emmener ailleurs














































ce qui pourrait n'être qu'ici, ce qu'on n'a l'impression de ne plus voir, ce qu'on aimerait partager










































ce qui nous rappelle notre enfance, ce que nous seuls semblons voir






















ce qui intrigue, étonne












































































ce qui rassure, inquiète
























































(Tremblay Epinay Montreuil trois villes mêlées, moi-même je m'y perds)



































et en janvier la 

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