Mandelieu

Mandelieu

jeudi 20 mars 2014

Journal du Blanc (épisode particulier)






























Je voudrais simplement dédier ces fleurs blanches, cette fenêtre du Blanc et ces portraits d'élèves, ce jeudi rayonnant passé avec eux à lire, à écrire, à parler, à découvrir, à se laisser surprendre, à rire, à Edith, qui aimait, je m'en souviens, la danse, l'Italie, la littérature, et dont ce fut aujourd'hui le dernier jour.

mercredi 19 mars 2014

Journal du Blanc #12

Aujourd'hui, avant, après l'animation d'un atelier sur Street view (direction l'Irlande), je pensais à mon usage de la photographie, qui a un peu évolué ces derniers temps.
(ci-dessous, le jardin à la fenêtre, par temps de brume, ce matin)































Je ne poste plus ici, ces derniers temps, que des photos prises à l'ipad alors que je continue à en faire d'autres, que je ne montre pas - parfois elles sont presque doubles. Pourquoi ? Pour des raisons pratiques (celles de l'ipad sont plus légères, prennent moins de temps à charger, ce qui n'est pas rien), mais pas seulement. Ce que je cadre avec l'appareil-photo est en train de devenir ce que je cache, ne montre pas, montrerai plus tard, peut-être, en projection ou dans un livre, ou pas ; me servira en attendant de point d'impact, d'impulsion, de mémoire secrète, je ne sais quoi encore.


















Ce que je montre ici souvent je l'ai déjà montré ailleurs, dans la journée, sur les réseaux (généralement en variant la légende d'une application à l'autre, mais pas toujours). Certains ne verront alors qu'une image, sur Twitter, Facebook, Instagram, ne passeront jamais sur ces pages. 
Ces photos de l'ipad signent une présence de quelques secondes en ligne ; restent visibles un peu plus longtemps sur le blog (ce que j'imagine en tout cas). Sur les réseaux elles deviennent, comme pour beaucoup d'autres, une sorte de feuilleton (là où je me promène). Ici le jour et la géométrie s'en mêlent (un peu).
Certains jouent avec ce contraste, ce décalage, cette fuite du temps.














(à l'instant, le même arbre que ce matin)

*

Ainsi, ailleurs qu'ici et ici même, demeurés invisibles, je collecte pour aujourd'hui : 
- la montée au lycée et ses fenêtres rondes (photos prises sur le trajet)
- la future couverture, rectangle blanc et rose, d'un livre auquel j'ai participé et qui paraîtra le mois prochain (photo trouvée sur Facebook, disparue depuis)
- les trois rectangles du logis (salle de bain, cuisine, chambre) que j'arpente régulièrement

mardi 18 mars 2014

Journal du Blanc #11

Une journée sans photo, pour une fois, à tenter d'écrire, de se remettre à écrire, à écouter une conférence, à prendre quelques notes, à colorier en écoutant, à se rendre le matin au supermarché sac au dos (souvenir de routard(e)(s) le long de la nationale dans le désert de la matinée), à voir le soleil décliner dans le jardin du palais et les nuages s'étendre, à sortir photographier la plante de devant, à croiser un chat et rentrer, brancher les écouteurs, mettre la musique à fond, changer de rythme après un paragraphe ou deux (la peur que ça s'écrive trop vite ? trop lentement ? autre chose dans ce besoin de pause ?), à réfléchir en arpentant la pièce, à se dire qu'il faudrait faire un tour, penser aux gens, à la vie qui (s'en) va, à l'une, surtout, dans ce (s'en) qui se pense, à sortir pour finir, à regarder un mur, le ciel, les toits de la ville, puis le palais de justice (changer d'angle)

une journée à passer d'un texte à l'autre (abandonner la rue pour la forêt, le lac), se dire qu'il faudrait écrire ces mails mais, à se laisser traverser par les futurs ateliers (l'art le voyage le regard et encore le corps et la ville), retrouver les légendes anciennes, se réjouir seule de nouvelles propositions, échanger, aller au café pour écrire ce Journal du Blanc
et regarder les gens (un peu)
et se dire j'ai peu écrit 
(en écrivant).

*

et donc, la collecte du jour : 
- le rectangle blanc du traitement de textes
- les carrés, rectangles des sets de tables
- le rose de la plante et le gris du ciel

lundi 17 mars 2014

Journal du Blanc #10

Comme vendredi dernier, aujourd'hui fut jour de voyage. Ainsi voilà Vierzon et son Granit au loin : 














(tout au bout, sur le wagon)
(y descendrai-je un jour ?)



















la gare routière de Châteauroux - un filet de wifi et une heure d'attente















enfin Le Blanc et mon carré rectangle, dont voici l'angle cinéma (et l'on voit qu'il est rond, plutôt).
(d'ailleurs, en général, la courbe commence à s'installer, non ?)
Je suis arrivée en car, ai pique-niqué, rapide, devant la Creuse. Sur la route passaient des camions que j'ai fini par oublier. Sac au dos et valise, j'ai retrouvé le logis, non sans découvrir entre temps celui que j'ai appelé l'oloé merveilleux : 















il faudra bien en profiter, un jour

Ensuite ? Organiser des trucs et répondre à des mails, se replonger brusquement dans les Cowboy junkies. Et puis autre chose (espérer écrire).

Ce qui donne pour aujourd'hui : 
- des rectangles à tendance ronde
- une pointe vers l'oloé
- du silence qui n'a pas de forme
(chut)

jeudi 13 mars 2014

Journal du Blanc #9

Aujourd'hui, ateliers non stop au lycée Pasteur. J'ai laissé le général (ci-dessous en tout petit, de profil, collé à la brique) veiller sur la gendarmerie, suis partie pour neuf heures.


















Sur le chemin, je n'ai prêté aucune attention aux présages.


















Et j'ai bien fait : les textes écrits par les élèves durant six heures sur le thème du modèle et de l'artiste (ils ont travaillé avant moi avec le photographe espagnol Israël Ariño) se sont révélés forts beaux. Déterminer ce qu'était, ce que sera le bonheur ; se mettre dans la peau de qui donne des ordres ; se demander quelle trace on voudrait laisser de son passage, montrer de soi au moment précis du déclic, du portrait... nous n'avons pas chômé.


















Au retour, j'ai photographié cette devanture sans jeu de mots. Puis j'ai retrouvé le dessin de mon carré-rectangle, qui compte plutôt des triangles à ce qu'on en voit ci-dessous. 














Soit : le logis en petit, la gendarmerie juste derrière, le palais à droite et le panneau parking du cinéma (angle 3) qui n'est pas dans le cadre. Entre eux, la fameuse grille d'hier.

Ce qui donne pour ce jour :
- un carré blanc et rouge sur fond de briques (de profil)
- un rectangle rouge et blanc sur fond de catastrophe
- des rectangles en tous genres sur police rétro
- une vision partielle de mon carré rectangle

Demain, retour à Paris pour le week-end. Si un filet de wifi passe à Châteauroux, je profiterai de mon heure d'attente, mais ne comptons pas trop dessus...
A bientôt.

mercredi 12 mars 2014

Journal du Blanc #8

Aujourd'hui, tout ne s'est pas passé comme prévu.



























Au début, si. Je devais animer un atelier au lycée Pasteur et comme j'étais en avance, j'en ai profité pour photographier quelques fenêtres carrées, d'autres rondes. Nous avons travaillé sur Street view, reprendrons cela la semaine prochaine. 
C'est ensuite que ça s'est compliqué. Une histoire de cadenas et de chaîne, non totalement résolue d'ailleurs, a manqué m'enfermer dehors pour la nuit - si je n'avais pas eu l'idée de faire un tour en face, à l'angle 2 (c'est-à-dire Emmaüs, ouvert seulement le mercredi dans la semaine), je n'aurais pas remarqué que le portail pour accéder au logis avait été fermé à clé. Après la piscine où je comptais me rendre (ouverte seulement le mercredi dans la semaine) (et ceci par un autre portail, mais ce serait trop long à expliquer), j'en aurais été quitte pour.... pour quoi, exactement ? Escalader la grille du palais (bien trop haute, avec piques) ou, qui sait, demander l'hospitalité à la gendarmerie ?
Bref.
J'ai fait appel au palais. C'est ainsi que je l'ai visité.
J'ai pris des photos (je ne les montre pas c'est trop tôt), ai senti qu'il fallait écrire. C'était brusque, je suis rentrée.
Mon ordi, comme toujours, a mis des heures à s'ouvrir. C'est pourquoi














en attendant, j'ai noté des phrases dans le coloriage. 
(un nouveau)
(j'en ai encore d'autres, sous forme de sets de table)

Ensuite j'ai tenté la piscine, mais je me suis perdue (un peu), ai renoncé ; croisé une caserne qui semblait désertée sans l'être et au-delà, un hypermarché désaffecté, cerné de rubans Danger - Amiante. 
En revenant, je suis entrée dans la librairie du Blanc. On y vend un petit carnet des coloriages de l'exposition maintenant terminée (ceux que vous voyez ici, donc) pour la somme de 5 euros. Bien sûr je l'ai acheté, ainsi que deux cartes postales.

Ce qui donne pour aujourd'hui : 
- des fenêtres carrées et rondes
- les captures street view qu'on voudra
- une grille haute sur fond de rue
- cinq ou six rectangles, ou portes, photographiés au palais
- des phrases sur fond blanc
- un rectangle blanc entouré de rubans
- un rectangle carnet à colorier pendant les voyages
- deux rectangles cartes, montrant le viaduc

Demain, c'est journée complète d'atelier : je ne sais trop si je pourrai poster.
Quant à après-demain : c'est l'aventure ! 
(je tenterai de raconter)
Merci à Flavie, du palais, de son aide.
Et à bientôt...

mardi 11 mars 2014

Journal du Blanc #7

Aujourd'hui repos, avant atelier d'écriture demain matin, et surtout jeudi, où je vais oeuvrer toute la journée au lycée du Blanc. Repos, et donc peu de photos à montrer ici, longues à télécharger (ouvrir dans le dossier / renommer / déplacer / télécharger dans l'interface) pour mon ordi sursaturé.

De toutes façons hier soir, c'était carré blanc sur fond noir, autrement dit : cinéma, troisième angle de mon carré rectangle (pour rappel : le premier est le palais de justice, le deuxième Emmaüs). J'y ai vu Un beau dimanche de Nicole Garcia, m'y suis rendue mains, clés et porte-monnaie dans les poches, sans sac (la salle est tout à côté, je la vois de ma fenêtre. La nuit, le cinéma devient bleu).

Ce matin, autre géométrie : celle du partage oblique ombre / lumière devant le logis, tandis que le soleil avance, passe le palais, mord sur la pelouse du jardin. J'attends l'heure propice, puis


















je fais prendre l'air à Intérieur, et à moi-même par la même occasion.
Je déplace la chaise, salue le général (voir les épisodes précédents). Un muret nous sépare : j'entends murmurer la gendarmerie.
Ensuite, je rentre, vais lire autre chose.

L'après-midi est consacrée, en partie, à la visite de l'office du tourisme, situé en face du café du centre. C'est là que s'achètent les billets de bus et de train (il n'y a pas de gare) et l'opération se révèle un sacré casse-tête. Les transports au Blanc, c'est dramatique, m'avait dit hier la jeune femme de la gare routière, à Châteauroux. En effet. C'est également très absurde, mais j'y reviendrai (aujourd'hui repos, disions-nous).

Avant de conclure, voici le viaduc, coloriage fini. L'énigme se révèle le parfait écho de l'hypothétique retour de vendredi, cet aventureux Le Blanc Paris (me voilà prévenue) :














Pour aujourd'hui, cela donne donc : 
- un rectangle en mouvement, dit Un beau dimanche
- un rectangle bleu et blanc sur fond de rayures
- un rectangle de briques sur fond de gendarmes devisant au loin
- un rectangle blanc passé au multicolore, qui paraît révéler l'avenir

(et l'envie d'écrire revient)

A demain, sans doute...

lundi 10 mars 2014

Journal du Blanc #6

Hier, je n'étais pas au Blanc


































































mais à Marseille - d'où un arrêt brusque des photos à tendance carrées et rectangulaires dans ce journal ? Pas du tout.


















Ces papiers peints poncés (PPP) de Régis Perray, exposés à la galerie Gourvennec Ogor (située dans le quartier de la Joliette), nous entouraient, Delphine Bretesché et moi, tandis que nous lisions, elle Perséphone aux jardins de sainte Radegonde, récemment paru aux éditions Joca Seria, et moi le début des Anamarseilles, une variation pour Dita Kepler on ne peut moins carrée - c'est en tout cas ce que je pense. En voici les premières lignes (enfin pas vraiment, mais disons que oui) : 

Une gare, un train, une arrivée, une discussion, un emménagement : Dita Kepler dans la villa Marelle, c'est d'abord presque rien. A l'instant transformée en marches du perron sectionnées, par un figuier, à la racine, elle est fissure profonde, équilibre en attente.
On l'invite à entrer.
Pour grimper à l'étage, elle détache une tomette : l'escalier vient à elle.
Elle est clé qui tourne à l'envers, parquet à histoire, trois chambres.
Elle est spirale du sommier enroulée le long de la colonne, pont qui passe les voies.
Elle est surtout valise, livre qui pèse.
On l'invite à descendre.

Bon, laissons Dita pour l'instant dans la villa Marelle, revenons au Blanc, à nos habitudes prises.



















(c'est vrai, quoi)
Et pourtant c'est encore de DK qu'il va s'agir ici, en résidence, tandis qu'une immense fatigue post Décor Daguerre s'installe, refuse de me lâcher.














Ce qu'il faudrait, c'est être comme cette fenêtre de ma chambre, à Marseille : annoncer que le jour se lève, et c'est tout. Ne plus faire qu'une chose à la fois durant toute la semaine. Est-ce que ce sera possible ? On verra.
(cent tâches est-il écrit sur le set de table, vous avez vu ?)

*

Je compte pour ce lundi, au Blanc :
- les carrés blancs sur fond blanc des coloriages qu'il me reste à faire
- le rectangle blanc sur rectangle blanc de la BOX sur la table qui marche depuis tout à l'heure (OUI !)
- le rectangle bleu sur fond blanc du livre que je vais bientôt terminer (de lire) et dont il est possible que je reparle ici
- le rectangle bleu pâle de la fenêtre du logis

(le soir tombe, en effet)

lundi 3 mars 2014

Billet de retard














Ce billet comme un mot d'excuse, oui, adressé à ceux à qui j'ai parlé d'un article que je posterai ici et qui ne le voient toujours pas venir... 

Oui je pense au stage mené en début d'année à la Roche-sur-Yon (deux jours sur le décor), dont je voudrais parler. Oui, j'ai un billet de retard sur les ateliers du Louvre et un autre sur ceux de Poissy/La Gaîté lyrique (sans compter que la suite a lieu vendredi !). Il y eut aussi un atelier Oloé à Tel Aviv, il y a peu, dont j'aimerais aussi faire mention (grand merci à Sabine Huynh). Et le site de Joachim Séné, Oloé du monde entier, qui fonctionne toujours à merveille... Sans oublier le futur proche : ce week-end, pour le Printemps des poètes, je pars à Marseille faire une lecture dans une galerie d'art en compagnie de Delphine Bretesché (nous nous connaissons et ne manquons jamais de choses à partager, ce serait bien étonnant de n'avoir rien à en dire !). Et lundi prochain, ce sera le retour du journal du Blanc (il paraît que monsieur Orange est intervenu, suspense)...

Bref. Oui oui oui je suis en retard. Mais Décor Daguerre est fini, à mon goût, depuis hier (il y aurait d'ailleurs de quoi dire sur cette fin... mais bref, on a dit).  Et il y a le livre sur le lac à terminer... Donc oui :  le hors ligne prend de la place, en ce moment, c'est ainsi.

(mais si je fais le lapin blanc ce n'est pas pour filer en douce, je vous assure)